Étiquette : PEROU

  • Les salins de MARAS, terrases de MORAY

    29 OCTOBRE 2021

    Le voyage organisé est terminé, reste à me débrouiller maintenant pour faire mes propres activités. Des agences de voyage qui sont là pour simplement revendre des excurtions, sont à tous les coins de rue, un petit bureau dans un magasin vendant autre chose, bullshit job à attendre toute la journée, rien de très engageant pour les touristes mais c’est comme ça. En tout cas le prix est très très abordable pour un transport en mini bus et un guide généralement hors prix d’entrée, ni repas.

    Pour info : j’hôtel me parlait de nuit à 45dollars Us pour prolonger. Une fois le voyage fini, ils ont accepté 20dollars, guerre plus cher qu’un très petit hôtel que j’avais consulté alors qu’il était d’une bonne catégorie.

    Oui ici on jongle avec les 2 monnaies, et le dollar augmente plus vite aujourd’hui. Ceux qui peuvent se font payer en USD, d’ailleurs une partie des distributeurs proposent les deux.

    Départ trop tôt encore, et j’ai l’impression de passer toujours par la même route.

    En route, un premier arrêt sur un magasin dans un village. Les dames en costume nous reçoivent, ce serait une coopérative, elle vend les même article en laine et alpaga qu’ailleurs, on ne saura pas quelle est la partie tricotée par elle. En tout cas on nous fais un petit cour sur la préparation de la laine et sa teinture à partir de produits traditionnels naturels.

    MORAY

    Les photos publicitaires du site m’intriguent : des terrasses en forme de cercles concentriques. On y arrive.

    En fait dans les hauteurs, dans les champs actuellement cultivés, on retrouve trois zones voisines de culture en terrasse incas dont le bas finis dans une cuvette oú les terrasses se referment en cercle. Le design est spectaculaire, d’autant plus qu’on les surplombe.

    Le site, également irrigués par des canaux, serait un site d’expérimentation agronomique utilisant les micro climats créés ici. Le sol serait aussi aménagé pour bien drainer les parcelles les plus basses dans le bas fond.

    En tout cas ils ont des moyens ces incas, et ils sont créatifs !

    J’imagine déjà les utilisations de ce genre de lieux pour des spectacles ou des installations…

    MARAS

    Pas trop loin, un décor spectaculaire de terrasses toujours. Là ce sont des minis bassins de salins. La source saline circule dans des petits canaux sur cette énorme étendue exploitée durant la saison sèche pour alimenter les parcelles. L’eau s’évapore grâce au soleil et au vent. Il y a trois remplissages successifs, le troisième est le plus blanc.

    La récolte est bien sur manuelle. Le transport aussi…

    La visite est très organisée, l’entrée avec encore des magasins. Depuis la visite on entend une musique d’ambiance qui profite à toute la vallée et aux travailleurs. Ils s’agit finalement d’un musiciens péruvien, qui comme chez nous, joue de le flûte de pan par dessus un fond d’orchestre, les standards internationaux.

    J’ai horreur de ça, comme si le patrimoine musical local n’existait plus.

    En tout cas la météo est au top, elle mets bien en valeur ce design éblouissant…

    Mais je dois en parler…. les autres visiteurs sont là pour se faire prendre en photo, c’est comme ça partout. Le guide passe la moitié de son temps à photographier avec les portables de ses clients, sont boulot est de me proposer plusieurs fois. Hier, un visiteur qui ne comprenait visiblement pas pourquoi je faisais des photos sans personne, m’a proposé de me prendre en photo, et a même insisté pensant que je ne le comprenais pas car je refusais… Ça m’énerve, j’essaie de me faire une raison, on ne fait pas de photo de famille à la maison. Mais les jeunettes font les starlettes Insta systématiquement, avec lunettes de soleil et masque, le mec mitraille comme un idiot.

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  • Forêt tropicale de la réserve de MANU

    18 19 20 21 OCTOBRE 2021

    Nous partons dans un mini bus pour la forêt d’Amazonie de l’ouest, en fait juste de l’autre côté de la montagne, vers l’est de Cuzco, dès que ça redescend le paysage et la végétation changent. Petit arrêt au belvédère : très petit arrêt car il n’y a qu’une mer de nuages, mdr !

    La route est quand même longue, déjà sortir de Cusco prends presque 1h. Il faut faire le tour pour repêcher les autres à leur hôtel, charger la bouffe et le cuisinier. Il a deux espagnols père et fils, un couple de jeune polonais.

    La route est tortueuse, on verra mieux le décor au retour. Il nous faut passer de 2500 ou 3500 à 450m d’altitude, un peu comme sur les routes de Corse, étroites en lacets infinis. Mais ici on s’arrête de temps en temps pour voir des singes jouer à Tarzan, trop fort, ou chasser l’oiseau bizarre rouge emblème du pays.

    On arrive le soir à un premier hôtel de campagne, visiblement dédié à ces agences. Le lendemain on enchaîne, mais comme il pleut on s’arrête dans un mini sanatorium pour animaux, c’est presque un zoo, trop mimi les petits singes. Photos!

    Dans le village voisin on charge tout dans un bateau pour rejoindre notre gîte de forêt. On fait un petit détour pour voir une cascade, l’hôtel qui surplombe la rivière a l’air super, bien qu’en mauvaise posture. Une fois arrivé nous avons encore un petit peu à marcher en portant les valises. Rien d’extraordinaire dans les bâtisses -l’emplacement est super, il surplombe la forêt et on a vue sur la rivière. Dans le chemin nous somme accueillis par quelques très grands papillons Morpho (beau bleu ouverts).

    Le mauvais temps persiste, le guide propose d’aller à la pêche, le pilote du bateau à un épervier. Bravo en un quart d’heure il 1ttrape 3 gros poissons, ça a l’air facile. Apparemment les eaux troubles comme en ce moment seraient idéales. Jamais content des cuisiniers, vu l’exception, je propose de prendre en charge le repas du soir avec le jeune espagnol qui en fait viens d’ouvrir un petit resto au Pérou. On devrais s’en sortir. Ça m’a permis d’entrer dans la cuisine et voir comment il travaille et avec quoi. Le jeune cuisinier de l’agence travaille en blanc et avec une toque de Ratatouille… L’espagnol n’avait pas trop d’idée, j’ai pris les directives et ça a marché, je lui ai même appris le riz pilaf.

    Première nuit super dans ce gîte, l’avantage majeur pour moi de cette région et de cette saison, est que les nuits sont fraîches et il n’y a pas de moustiques, je n’ai pas été ataqué même si en prévention je suis resté en jean et t-shirt à manches longues – je n’ai pas entendu le bruit d’un. Rien que pour ça je reviendrais. En plus le matin à 4h le jour s’annonce et le niveau sonore de la forêt monte à fond par le bruit des oiseaux, j’adore. Magnéto.

    On va encore prendre le bateau, très très tôt pour voir le lever du jour au pied des falaises, guetter le vol de perroquets qui viennent y manger de l’argile (oui). Le vol ne fera que passer, le guide va détecter un rapace posé sur un arbre mort en bas, à coup sûr repéré également par les oiseaux, bravo. Ils sont passés un peu vite et bruillamment mais c’était magnifique. Peu après on à bien vu des singes passer de branches en branches.

    pensée : un singe qui loupe son saut et se fracasse, c’est un peu la victoire de Newton contre Pavlof, sous l’arbitrage de Darwin.

    On fera enfin une bonne rando pendant une matinée, sans voir beaucoup d’animaux mais ça m’a beaucoup plu, j’ai pu faire qq photos de beauté plastique. On a fait une sortie de nuit aussi, on a vu les yeux fluos dans les lampes de quelques chouettes spéciales, et on les a bien entendu aussi, leur chant n’a rie a voir avec ce que l’on connaît chez nous. De jour on est retourné pour en voir une, épatant : elle était toujours là mais je n’ai vu qu’un bout de bois à la cime d’un arbre mort, ton sur ton. En fait elle a un physique très bizzare, même sur le livre on a du mal à y reconnaître un animal, je ne discerne rien du visage…

    On va faire un petit circuit dans un autre coin avec beau temps enfin, on va encore voir des petits singes et des drôles d’oiseaux presque préhistoriques, ballade sur un étang au coucher de soleil. Super on prends son temps, le guide est passionné. Il est bien, parle pas excessivement, n’a pas de diction caricaturale du guide péruvien.

    Je serais bien resté qq jours en fait, c’est le calme complet, seuls les bruits de la nature et de la rivière. Je reviendrais.

    Le retour fastidieux encore sur le même chemin, mais plus sympa avec le soleil, en bas du moins car on a fini dans les nuages en haut.

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