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  • Poterie à Rai Valley

    13 au 21 janvier 2025

    Parmis les ’outils’ de voyages il y a le Woofing, et il y a encore le helpx (un site). Un site vous mets en rapport avec des familles ou organismes qui vous hébergent/nourrissent en l’échange d’aide à mi-temps. Cette fois j’avais plus de temps, et surtout c’est allé jusqu’àu bout, car la mise en relation demeure hasardeuse.

    Dans l’offre énorme, j’ai trouvé les seuls potiers, Liz et Kraig. Arrivée en fin de matinée : présentations, visite du logement et rdv l’après midi pour faire les premiers travaux. On est dans un hameau de bord de route nationale avec un café, un restaurant, un mini café, une boutique agricole et ce potier à 45min de Nelson.

    Il y a leur maison avec mon logement à l’étage (appartement état neuf), un jardin (potager), un studio de poterie et la galerie de vente. Il est très bricoleur donc il y a aussi un bon stock de produits divers.

    Ils sont potiers avec pour elle 3 gammes : tasses dorées en porcelaine (il tourne, elle décore), des mugs avec décors transfert colorisés, des plaquettes et magnets avec décors transfert. Lui, aussi fait des grosses pièces décoratives ou artistiques. Il a son propre stock de terre de son ancienne propriété et fait son mélange d’améliorants. Il commercialisent sur le marché des artisans de Nelson et dans des galeries.

    Ma mission de seulement 2h par jour – vu que je ne suis pas nourri- va être sur le jardin potager. Ils sont partis 3 semaines et c’est la forêt de mauvaises herbes : donc désherbage des tomates puis des basilics. Facile finalement car on est sur du terreau. Ensuite suspension des tomates (on est comme mi juillet et il y à peine quelques fleurs).

    On a bien sûr parlé céramique, et ils m’ont très gentiment laissé l’accès à leur atelier, leur tour, leur terre. J’ai enfin pu m’exercer à nouveau. On s’est fait des démonstrations, il est très expérimenté mais tourne avec ses propres techniques, bien différentes des miennes, un peu brut mais ca fonctionne. Sa terre légèrement chamottée est vraiment agréable (et conciliante ?)

    Pour me remettre en route, je commence par des bols. Il va finalement me les émailler et les faire cuire. J’aurai un souvenir, et coup de chance : les 3 s’empilent parfaitement. J’ai tenu à laisser une bonne partie de sa terre nue et un peu brute, chose qu’il ne fait jamais.

    J’ai pu travailler librement, c’est génial, en ayant tout mon temps :

    • Tenté 2 bouteilles, réussies, et presque identiques. En privilégiant la forme du col, j’ai sécurisé en laissant un corps trop épais.
    • Une sphère coupée en deux puis ré assemblée.
    • Un bol refermé puis ajout de pétales. Je le souhaite toute en terre naturelle en haute température. Ils m’enverront la photo…

    Je lui ai consommé pas mal d’argile. Ils ont l’habitude d’initier les helpers à la poterie mais j’étais le premier à travailler sa terre, le premier à déjà savoir faire.

    Kraig s’est lancé dans une œuvre qu’il doit présenter dans un salon à Pâques. Il me dit que c’est une très vieille idée. Je lui ai donné un coup de main dans les manipulations vu la taille et donné des idées pour sécuriser le job. J’ai adoré cette partie, ça fait ’assistant d’artiste ’, Liz à glissé que ça (je) le rendais un peu nerveux. Il m’a glissé que je réfléchissais trop. C’était intéressant de voir sa méthode de travail, son process. Agréable aussi : le voir en joie dans cette opération (pour ne pas dire travail).

    Liz m’a montré ses différentes techniques de décor : le transfert à partir de tirages laser maison faits avec un toner spécifique. Le décor au pinceau pour des dessins dorés.

    Pour une première tentative Helpx, elle est réussie !

    Pelorus Bridge

    J’ai donc passé une bonne partie de mon temps libre au studio, je ne regrette pas. Le reste du temps j’ai visité les alentours : le pont du Pelorus et les Malborough Sounds.

    A 8km de la maison : le pont surplombe une rivière avec des enrochements. Un plan du Seigneur des Anneaux est tourné par ici. L’eau est super transparente. J’ai pu m’y baigner bien qu’elle ne soit pas super chaude.

    Havelock

    Village le long de la nationale avec un pied sur un bras de mer. Ils en ont fait la capitale de la moule à coquille verte, à part cet effet, elle est surtout énorme : 7 à 10cm de long et bien remplie. Elle est élevée dans les bras de mer de la région.

    Des cafés et des restaurants, je recommande celui sur le port. Une galerie, un bateau de croisière.

    French Pass

    On est dans la région des bras de mers super étendus des Malborough Sounds : les montagnes et des ’lacs’. C’est vraiment surprenant et beau, très calme. Des hameaux au bord de l’eau, les maisons dans la forêt avec une superbe vue. Des scènes de pêche populaires sur les pontons.

    Dans cette géographie de multiples bras de mer, deux se rejoignent en un point, les eaux tourbillonnant en fonction des marées. Phénomène, mais ce jour ensoleillé et clair c’est la route pour y accéder qui est fantastique. On finit sur des hauteurs, dans les prairies avec vue sur le relief et la mer.

    Il y a, tout près du passage, une mini plage sans vagues, sans personne. J’ai dû y passer deux heures, notamment pour enregistrer le bruit des vaguelettes.

    Tout ça sur des podcast de jazz de la radio Fip, et un très bon documentaire sur la cuisine.

    The foot !

    Picton

    La ville est sur un petit bras de mer, c’est le point de liaison avec l’autre île par bateau. Il y aussi des bateaux de commerce, notamment du bois. Il y a la nationale pour rentrer à la maison, ou la route touristique par les différents lacs.

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  • Abel Tasman

    8 janvier 2024

    Un bon croissant et ça repart. Pas du beau temps mais ça va s’améliorer. Il faut revenir sur mes pas pour pouvoir traverser un massif allant vers le nord. Pause dans une minie gallerie, encore des super artisans qui se regroupent, j’achète encore.

    Je traverse à nouveau Wesport, une ville étape tout en long. A l’aller vers 17h, ça faisait franchement ville fantôme : rues vides, quelques bâtiments vintage à l’américaine, etc. Aujourd’hui, 10h00, les rues sont pleines, il me semble voir des touristes partout. Une belle galerie d’artistes amateurs, encore, j’ai failli acheter un personnage en papier mâché réalisé par une institutrice.

    On est en train de changer de pays. Déjà la végétation change un peu, avec le soleil passager la température monte. Signe important : un nouveau bruit, un chant de cigale. Pas le même que chez nous, mais ça chante dans les forêts ensoleillées. Vite, enregistrer.

    Sur la route, une ville étape dispose d’une brocante dans un ancien hangard en bois. C’est plutôt un musée, à voir.

    Arrivée du côté de Nelson. C’est presque décevant pour moi, car on se retrouve dans la partie qui pourrait ressembler le plus à la France : Cevènnes, Lozère… par le relief, la végétation. Si, sauf ces cigales, et surtout ces fleurs oranges qui sont sur la côte ouest et encore ici : un peu comme de la mauvaise herbe dans les talus mais c’est très beau, encore autant quand ça se mélange aux graminées.

    Opération camping tardive à Motueka, très tardive et avec la pluie qui menace encore. Une place in extremis dans le camping bondé, et me rendre compte que je n’ai plus mon sac avec les sardines de la tente (normalement j’y mets aussi les armatures). On m’indique le magasin de bricolage, ouf il ne ferme qu’à 21h (très rare dans ce pays, tout ferme à 17h30). Une serveuse me dit qui qu’il n’en n’ont pas mais moi j’en trouve…ouf.

    ABEL TASMAN

    Je fuis ce camping pour m’approcher du parc d’Abel Tasman sur la côte nord-ouest, c’est le site incontournable que l’on m’a recommandé systématiquement. C’est plutôt une zone côtière avec plusieurs sites à voir. Je longe la mer par les petites routes. Il y a du soleil et c’est vrai que c’est beau : côté découpée, montagnes autour, quelque plages, et une mer bleue fluo, la marée découvre de larges zones. Un mix de notre Bretagne, côte d’Azur etc. Des maisons sur les coteaux perdues dans la forêt et avec vue.

    Les 3 angles de l’île sont des fjords. Au sud ouest c’est très montagneux donc ce sont des ’lacs’ étroits et profonds, anciennes auges glacieres (Milford Sound). Dans le nord ce n’est pas profond donc ils se vident à chaque marées (Malborough Sounds), par contre entrent profondément dans les terres et dans un réseau très éparpillé. Dans ce cas, on parle de ’bras de mer’, en anglais on parle de ’sound’ dans les deux cas.

    Traversée de Takaka, la ville baba cool, en même temps attrape touristes sur ce thème. Je note surtout une galerie de peinture (amateur), l’artiste fait un super boulot, une grande toile de paysage local me plaît bien pour l’ambiance retranscrite.

    On traverse des villages avec plage très animés. L’eau est bleue. Arrêts photos, Arrêts magnéto.

    Poursuite jusqu’au bout du bout. Ouf la petite ville dispose de sa superette 4square et d’un camping. Ce camping n’a pas du tout la même population, et pas complet. Pas de piscine mais au même tarif. Au moins on est au calme. J’y croise des jeunes français qui font de la pêche en bateau, ils ont tout le gros attirail, du 4×4 au bateau en remorque.

    Le temps vire encore, peu motivé pour une marche de 3h dans le parc Abel tasman, sur la pointe le plus au nord. Je prens la version courte pour aller voir des rochers avec fenêtre, depuis la plage. C’est bien à voir, malgré les nuages. Je passe du temps sur des photos de mousse irisée avec la poupée. Il y a aussi des familles d’otaries, que l’on approche un peu trop. Ça finit avec une bonne pluie fine.

    Grâce aux cartes, je me rends compte que l’on peut accéder à l’extrême nord de la côte ouest, ou plutôt à un bras de mer. L’endroit est super et on pourrait y voir le coucher de soleil. J’arrive encore à marée basse et les étangs sont vides (« et on la remonte quand ? »). L’endroit est bien isolé mais il y a bien une route gravillonnée et quelques maisons, au calme. Whanganui inlet.

    Il y a par ici un éperon lido qui s’avance dans la mer de quelques kilomètres, repéré depuis l’avion, mais je n’ai pas trouvé l’accès. Farewell spit.

    NELSON

    Dans le sens des aiguilles d’une montre : revenir sur ses pas, puis aller sur la ville de Nelson. Pause à nouveau sur Takaka sous la pluie. Mais visite du petit marché du samedi matin, avec principalement des artisans. J’achète enfin un Pounamou.

    Arrêt sur chaque galerie ou potier. Motueka a créé toute une zone commerciale sur son petit port : restaurants, cafés (c’est presque pareil), galeries d’artisanat. Il y a un fumeur de poisson (à chaud) qui propose -pour une fois- différents poissons de mer (autre que le saumon).

    Parenthèse : c’est le pays roi des toilettes publiques. Il y en a partout, même sur le long des routes. Modernes, design, propres, efficaces, et certainement toutes neuves.

    Nelson est la grande ville du coin, donne sur un bras de mer. Le camping de bord de mer est énorme. Pas tant de monde pour la saison, on est en quand même en bout de piste de l’aéroport. La ville paraît un peu plus culturelle, avec gros musée, de nombreuses galeries.

    Je vais dans un bar ce samedi soir où il devrait y avoir de la musique live (Bamboo Tiger). Je discute un peu avec le serveur, un jeune Français en Pvt qui a une petite expérience de la ville. Je passe un bon moment chez les Français de la pâtisserie française Le Posh, qui fait un excellent croissant. Ils rentreront en France quand ils auront vendu, la vie sociale leur paraît difficile avec les locaux.

    Je repasserai à Nelson une semaine plus tard, un samedi matin pour voir le marché réputé. Ce sont beaucoup d’artisans locaux (de qualité) et quelques légumes, de l’alimentation, et des food trucks. Marché bobo, une belle sortie. Super pain au levain au levain (Big Score Nelson). Bonne discussion avec une jeune Française qui fait de la haute pâtisserie avec un coréen. J’ai mes habitudes à la pizzeria du cinéma (Stephano), et la piscine de Richmond. Dégustation de vin au Bamboo Tiger, le jeune me raconte la suite.

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